1ère DEDICACE

                 
       Samedi 13 juin 2015 à la librairie Fantasio de Villeurbanne-
              J'y ai rencontré mes premiers lecteurs !
                                        Merci à tous !





Chapitre 2, en exclusivité !


Le mystère de la clepsydre

Léo déambulait dans le village des PPSSsss comme chez lui. C’était jour de marché, et le spectacle de la rue le divertissait beaucoup : il croisa d’abord des lutins avec un singe-écureuil sur l’épaule ; ensuite une grosse dame en rose qui houspillait deux garçons qui la suivaient docilement mais pas assez vite à son gré ; enfin, il vit sortir d’une porte cochère, Paracelsus Ignace qui, lui sembla-t-il, gesticulait dans sa direction pour l’inciter à le rejoindre.
- Alors, mon garçon, tu rêves ? lui dit le Maître lutin en le prenant par l’épaule pour l’entraîner avec lui. Dépêchons-nous. Je voudrais te donner quelque chose qui pourra t’être utile.
 Il l’entraîna alors à l’intérieur d’une maisonnette. Léo entra à sa suite dans une salle tapissée de livres. Ce devait être le bureau de Paracelsus parce qu’il paraissait parfaitement connaître les subtilités du lieu. Il lui désigna de la main un siège sur lequel il s’assit. A peine eut-il posé une fesse dessus que le dossier s’agrandit, deux accoudoirs soulevant doucement ses bras pour qu’ils y reposent commodément. Le fauteuil semblait épouser la forme du corps en agrandissant, rétrécissant et inclinant ses différentes parties en fonction de la taille de son occupant !
« Drôle d’endroit », se dit Léo, à la fois étonné et amusé ! Il n’était pourtant pas au bout de ses surprises ! Soudain, il vit Paracelsus prendre un gros ouvrage dans sa bibliothèque et le poser, à la verticale, sur son magnifique bureau en acajou. La couverture montrait une machine à calculer le temps. Le chef des lutins tira alors sur la tranche et sortit du coffret non pas un livre, mais un étrange objet transparent composé de deux sabliers placés côte à côte et surmontés chacun d’un petit réservoir d’eau. Ils contenaient tous les deux sept boules dans lesquelles devait circuler le liquide. Pour l’instant, seule la rangée de droite fonctionnait : le goutte-à-goutte s’écoulait lentement sous ses yeux ébahis.
- C’est une clepsydre, lui dit Paracelsus, ravi de son effet.
- Ah ! fit Léo. Mais pourquoi y a-t-il deux rangées de boules ?
- Cela, mon garçon, tu le découvriras par toi-même. Sois attentif et prends garde à ne jamais le casser, ajouta Ignace d’un air énigmatique, tout en replaçant le précieux objet dans son coffret avant de le lui tendre.

A quoi cela pourrait-il bien lui servir ?